26 janvier 2009
Hier ....

Je vous raconterai peut être si vous êtes sages ...
15 janvier 2009
Bon, imaginons ....
Bon, imaginons ...
Si vous, vous étiez une crèche ...
Pas de Noël ...
Non une crèche, un nid à marmots ...
Et puis je dis pas que vous seriez un bâtiment, mais disons plutôt un directeur, une directrice d'une crèche.
Et puis un jour, une gentille madame (si! Je peux être gentille si je veux ... uniquement si je veux.).
Je disais donc, une gentille madame vous propose une super activité.
Elle vous propose de passer une fois par semaine ou une fois par quinzaine ou même une fois pas moi, pour lire des livres à vos tout petits bouts de chou. Les minuscules de 6 mois et les moins minuscules qui vont vers leur trois ans.
Elle viendrait avec ses couettes et ses coussins, et surtout avec ses livres plein de pop-up, des livres qui sortent des sentiers battus,des livres pas vus et peu lus et elle leur lirait des jolies choses pour bien grandir à l'aise dans ses baskets.
Alors vous vous feriez quoi?
Vous la crèche?
Vous diriez ... heu non merci, je sais lire.
Ou vous diriez, ha mais c'est intéressant, vous prenez combien (sans vilaines pensées derrière la tête, merci!!)?
Et là, dernière question, je prends combien à votre avis??? Pour que ça fasse crédible mais que ce soit pas non plus trop "j'me la pète" ...
Je vous en pose, hein, des questions ...
Et ben c'est pas tout ça mais il va falloir me répondre maintenant ...
Et merci de bien étayer les réponses.
14 janvier 2009
Le deuil ...
Je m'aperçois que le deuil recouvre bien des façons de faire.
Ma tante se rapproprie un lieu, en fait le sien. Elle change, métamorphose l'univers connu de ces dernières années, elle fait peau neuve, elle mue pour aller de l'avant.
Elle garde une nostalgie, mais refuse de vivre dans le souvenir et considère que la cinquantaine peut être un début à tout.
Ma mère est dans le rangement, le tri.
Elle jette ce qui l'encombre. En partie effrayée par le ménage qu'elle a du faire dans l'appartement de sa mère. En partie pour trier, garder l'essentiel, conserver ce qui importe, ce qui compte.
Elle anticipe, elle ne veut pas reproduire.
Je m'aperçois que mon deuil se fait sans moi.
Je me suis beaucoup inquiétée de la peine de ma fille qui avait perdu une arrière grand-mère aimante, soucieuse de son confort, de son épanouissement.
Je me suis interrogée sur la suite que donnerait ma tante à sa vie. Concernée par ses coups de blues. Par ses coups de cœur.
Je me suis retournée sur ma mère et le chemin qu'elle emprunte pour accepter le vide et la vie qui s'écoule inexorablement.
Moi, j'ai mis deux alliances de plus à mon annulaire gauche.
Partie coquetterie.
Partie souvenir.
Partie d'elle en moi.
Mais je n'ai pas encore affrontée ma peine.
Elle passe de temps en temps, m'effleure mais ne s'appesantit pas.
J'attends, elle va pointer le bout de son nez.
Elle va me prendre par surprise.
Mais je crois que j'ai trop regardé les autres et que la peine s'est lassée de patienter.
Elle repassera, comme l'empereur, sa femme et le petit Prince ...
Quand ...
08 janvier 2009
Ce soir ...
J'ai les joues rouges.
Les muscles un peu raides.
Le souffle est là tout de même.
J'ai chaud et froid à la fois.
Chaud aux jambes, aux cuisses.
Froid au nez, aux doigts.
La nuit est partout.
L'air est mordant.
La musique pulse entre mes oreilles.
Un peu forte.
Un peu vive.
Entraînante.
Il n'y a personne.
Juste moi.
Ce soir, j'ai ressorti mes baskets...
07 janvier 2009
Certains ....
Certains, quand ils ont des petits tracas, se rongent les ongles.
Se dévorent les extrémités.
S'occupent les dents pour éviter de mordre les autres.
Moi mes ongles vont bien merci, durs et bien portants, avec un peu de vernis transparent parce que quand ça brille c'est sympa aussi.
Certains, quand les ennuis arrivent, se rongent les sangs.
Se coupent l'appétit.
Se bloque le ventre pour éviter d'avaler des couleuvres.
Moi mes rondeurs vont bien merci. Macarons ou poulet au citron sont les bienvenus chez moi.
Certains, quand les petites angoisses pointent leur nez, s'agitent.
Remuent ciel et terre.
Brassent de l'air pour souffler et étouffer les gêneurs.
Moi ma nonchalance va bien merci. On s'entend, je ne serai jamais un molle soumise à son destin mais le remue-ménage m'exaspère et me fatigue.
Non moi, j'ai mon truc à moi.
Bien contraignant dans son style.
Bien enquiquinant dans son genre.
Moi quand le quotidien cherche à me manger toute crue, j'ai les muscles qui se mettent en boule.
Au propre comme au figuré.
Surtout au propre en fait.
Moi, quand les petites choses empiètent sur mon territoire, j'ai une épaule droite qui se contracte.
Trop.
J'ai le trapèze droit qui pourrait se faire engager dans un cirque.
Qui me signale que j'ai pas les épaules aussi larges que cela pour tout supporter.
Certains font des choses, moi j'en fais d'autres, et je le fais bien, merci ....
06 janvier 2009
Vous savez ...
Vous savez ... tout va à peu près bien dans ma vie.
J'ai un travail plutôt cool.
Rythme qui respecte mon rythme.
Choix fait il y a quelques années, que je juge parfois pas simple à assumer mais que globalement je gère.
J'ai une fillette adorable, pleine de vie, d'imagination, de tendresse et de caractère.
J'ai un mari avec son carafon mais qui est serviable, amoureux (enfin on suppose ...), présent.
J'ai des projets qui me font peur mais qui font leur chemin dans ma tête, dans mon cœur frémissant.
J'ai une famille qui s'amenuise d'un côté mais dont les liens se resserrent d'autant plus. Une autre de l'autre côté qui m'aime sans condition comme je les aimes brut et clair.
J'ai des amis variés, joyeux, entiers.
J'ai un chat doux au poil et rugueux au caractère. Un vrai félin.
J'ai un appartement lumineux, spacieux, bordélique.
Et pourtant.
J'ai encore parfois un lest au cœur.
Un lest au fantasme plutôt.
J'ai encore mon illustre qui traîne dans un coin de ma tête.
Quand des paroles de chanson me parlent trop.
Je crois que ce petit chose accroché tout au fond de mon jardin n'a pas grand rapport avec mon réel, mon quotidien.
C'est juste une source, un puits dans mon aride.
Une sorte d'éden où j'aime me réfugier.
Je glisse sur la pente douce, je tombe comme dans des plumes et j'en ressors réchauffée, apaisée.
Je m'aperçois que maintenant, je me promène dans mon souvenir le sourire au lèvre.
J'y vagabonde quand les choses vont bien.
Que je ne risque pas de m'y perdre.
Vous savez ... tout va à peu près bien dans ma vie ....



