20 mai 2009
Ce petit morceau ...
Ce soir dans ce petit local surchauffé, on a joué.
Beaucoup.
Longtemps.
Et surtout on a joué ce morceau de là-bas.
Celui qu'on a rapporté dans nos valises.
Celui qui fait bouger les hanches, les pieds.
Il faisait chaud, on transpirait, on souriait, on chaloupait et on avait plein d'images dans la tête.
L'impression d'y être à nouveau.
Et puis ce bonheur de partager un peu de nos efforts avec ceux qui sont restés ici.
Rapporter autre chose que des photos.
Jouer ensemble un rythme de Bahia, c'est les embarquer avec nous dans cette Rome Noire.
Le groupe à nouveau un seul, même avec l'océan qui un instant nous a séparé.
Au delà du vécu exotique et de la complicité qui s'est créée, on a réussi à souder les autres à nos rêves.
Juste un petit morceau et on est à nouveau nous-mêmes.
Tudo Bom ...
07 mai 2009
Là-bas ....

Là-bas, pendant 15 jours je me suis crue chez moi.
Pourtant tout est différent.
Les odeurs, le rythme.
La chaleur étouffante omniprésente.
Le bruit de la très très grande ville.
Et ce quartier populaire, si loin des touristes.
Mais je me sentais chez moi à 1h du matin quand on se couchait ou à 7h quand on se levait.
Quand on rentrait de nos heures de percutions et qu'on s'arrêtait acheter des fruits.
Ces fruits que l'on mangeait sur le trajet, faisant fi des recommandations ....
Je me sentais chez moi sur le chemin.
Au milieu des passants, entre les bus qui filaient à toute allure, les étals des marchands, les poubelles à même le sol.
Chercher le correos, le petit marchand de collier ou simplement filer plus vite pour avoir le temps de prendre de l'eau avant la répète.
Je me sentais chez moi.
J'avais mes habitudes.
Je me suis fait happé par l'ambiance.
Bahia est envoûtante, aussi belle que laide, elle a son caractère, elle t'embarque et tu en reviens différent.
Je me sentais chez moi.
Et parfois encore, ici, je me sens déracinée ...



