La vie continue.

On a accueilli une petite demoiselle ce week-end parce que ça va pas trop chez elle.
Parce que la maman est pas bien, que la vie l'a pas aidée.
Alors un coup de fil à l'aide en fin de semaine.
Une petite demoiselle en larme au bout du fil et ma grande demoiselle en panique qui me la passe.
Et finalement, une maman que je connais de nulle part, qui me parle, qui me dit des trucs qu'on dit pas à une inconnue et qui demande un courage de dingue.
Et du coup, une pause pour les deux, samedi et dimanche.

Gilbert me colle aux basque.
Parait que le stress ça aide pas.
Parait qu'il faudrait que je sois raisonnable en tout point du vue.
Là tout de suite, en contre plongée, en gros plan ou en grand angle, j'ai pas envie de faire attention.
J'ai envie et besoin d'un bon repas avec des amies.
J'ai envie et besoin de préparer des gourmandises parce qu'en choyant les autres, j'ai l'impression de remettre un peu les choses en ordre.
Alors Gilbert me tanne, mon corps me chuchote des trucs de plus en plus fort.
Mais pour l'instant je fais la sourde oreille.

Les contrats arrivent.
Plus que l'année dernière, sans que je me l'explique.
De nouveaux partenaires.
Des propositions sympathiques.
D'autres moins.
Des thèmes à se pendre (les crêpes ...), des idées qui foirent (on a fait un livre, vous le lisez ?? Mais il y a un léger problème,le livre est pas prêt pour la semaine prochaine ... on fait quoi ...) et que je dois rattraper au vol (et si j'utilisais mon butaï et si je vous faisais des marionnettes en silhouette ...)
Des projets qui prennent tournure. 
Des gens satisfaits au final.
Du boulot par dessus la tête mais qui bizarrement maintiennent la tête hors de l'eau.

 

Et sinon?
Les gens me parlent.
Le chat dort.
Les colis n'arrivent pas toujours.
Les aiguilles fonctionnent.

 

Bref, la vie continue ...